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De la campagne à la grande ville

DOMAIN: Atelier

Posté le : 28 juin 2019, 09:00

Temps de lecture: 7 minutes

Avec l’inauguration d’un premier garage en 1963, Herman Kenis et son épouse ont jeté les bases de ce qui allait devenir Groep Kenis. Au fil des ans, leur entreprise s’est développée étape par étape dans la Campine anversoise. En 2018, Groep Kenis a acquis Renault Antwerpen, suite à quoi son chiffre d’affaires a plus que doublé.

Tout a commencé dans une étable derrière la maison des beaux-parents de Herman Kenis, à Vosselaar. À peine trois ans plus tard, en 1966, la marque franco-britannique Talbot a trouvé un toit chez la famille Kenis qui, encore deux ans plus tard, a ouvert une nouvelle succursale à Turnhout. Cette succursale a déménagé en 1974 vers un garage flambant neuf sur la Steenweg op Gierle. Nouvelle étape en 1983 avec le passage à Renault. La succursale à Vosselaar a fermé ses portes. Un an plus tard, en 1984, la deuxième génération a rejoint l’entreprise familiale.

Margot Kenis et sa fille Caroline Wouters se partagent les actions de Groep Kenis.
Margot Kenis et sa fille Caroline Wouters se partagent les actions de Groep Kenis.

Groep Kenis s’est développé par étapes en Campine, avec l’ouverture de nouvelles succursales à Herentals (1998), Geel (2001) et Mol (2016). Chaque succursale du groupe a son responsable de site. La croissance ininterrompue a également abouti, en 2003, au déménagement vers une nouvelle succursale, également située sur la Steenweg op Gierle, à Turnhout. Le show-room ne faisait pas moins de 1 600 m2. L’atelier, lui, en faisait même 4 000. En 2018, Groep Kenis a vendu environ 3 000 voitures et son chiffre d’affaires a progressé à 65 millions d’euros. Depuis 2018, les actions de Groep Kenis sont aux mains de Margot Kenis (deuxième génération) et de sa fille Caroline Wouters, responsable des activités d’après-vente au sein du groupe.

D’une à trois

“Pendant des décennies, nous avons construit une bonne relation avec Renault et, plus récemment, également avec Dacia, ce qui renforce mutuellement la confiance et une bonne collaboration”, témoigne Margot Kenis. “Nous restons fidèles au choix délibéré d’un groupe monomarque parce que, jusqu’à présent, nous ne voyons que peu de synergies potentielles dans une stratégie multimarques. Notre expérience avec Renault nous a toujours aidés à maintenir la croissance pas à pas. Nous restons évidemment ouverts à de nouvelles opportunités.”
Fin février 2018, la concession de la Steenweg op Gierle à Turnhout a été rénovée de fond en comble. La salle d’exposition, les bureaux, l’accueil et les zones d’attente ont été modernisés afin de répondre aux attentes du client et à celles des marques Renault et Dacia en termes de rayonnement moderne. Le show-room est désormais une véritable accroche. Les clients peuvent y découvrir les modèles selon le type de carrosserie et composer leur nouvelle voiture sur mesure via des écrans interactifs.

 

“Pendant des décennies, nous avons construit une bonne relation avec Renault et, plus récemment, également avec Dacia.”

 

À la mi-octobre 2018, la reprise de Renault Antwerpen, situé dans la Noorderlaan débordante d’activité, a été initiée. “Une entreprise familiale est toujours une donnée particulière”, déclare Margot Kenis. “Notre croissance est lente mais toujours réfléchie. Renault Antwerpen s’inscrivait parfaitement dans cette vision. En effet, il s’agissait d’une affaire florissante avec une direction qui faisait du bon travail.” Indubitablement, la reprise représente un nouveau fait saillant dans l’histoire de Groep Kenis, une histoire qui se distingue par sa détermination. Non seulement parce que Renault Antwerpen, avec ses concessionnaires et agents, mettait annuellement quelque cinq mille véhicules sur la route, dont une part considérable d’utilitaires légers, mais aussi parce que la succursale compte l’un de deux centres Alpine exclusifs de la Belgique.

Jeune talent à l’esprit large
Caroline Wouters a rejoint l’entreprise familiale il y a deux ans. Elle a étudié le droit et a en plus obtenu un master en management innovant et stratégique à la réputée Solvay Brussels School of Economics and Management. Après avoir terminé ses études, elle a entamé un stage de management chez Makro/Metro Group où elle a été immergée dans la restructuration des succursales Makro et du siège belge à Deurne, près d’Anvers.
“On n’a jamais fait pression sur moi pour que j’intègre le garage”, nous confie Caroline, la ‘petite-fille’. “C’était mon libre choix après avoir accumulé quelques années d’expérience dans le monde du détail.” Caroline Wouters est en charge du service après-vente du groupe (aussi bien pour les concessions propres que pour les agents au sein de la structure Pivot), de la réception, de l’optimisation du contrôle qualité et de la gestion du stock.

Pivot

Juste avant le tournant du siècle, en 1999, Renault a procédé à une restructuration du réseau de distributeurs. Groep Kenis s’est vu attribuer un rôle dit Pivot pour la Campine. Cela signifie que Groep Kenis devenait grossiste pour la région. Un nouveau développement du rôle Pivot a suivi en 2012 avec l’adjonction de deux distributeurs et de deux agents locaux. “Nous nous sommes toujours focalisés sur la mise en place d’une structure et d’un support de qualité”, se souvient Margot Kenis. “Ceci a généré de bons contacts mutuels entre les membres Pivot – qu’il s’agisse de distributeurs ou de sites propres – qui forment un groupe soudé.

L’année passée, finalement, la structure du réseau Pivot a encore fait l’objet d’une extension considérable, avec une couverture encore plus dense pour Groep Kenis. Au total, leur Pivot compte désormais 23 succursales, dont 5 sites propres, où peuvent se rendre les conducteurs d’une Renault. À côté de cela, on trouve aussi au sein du groupe 2 ateliers de carrosserie situés à Turnhout et à Anvers.

Vision sur la mobilité

“Le monde automobile et la vision sur la mobilité évoluent très rapidement”, constate Margot Kenis. “Nous allons évoluer de la vente de voitures à la proposition de solutions de mobilité”, ajoute sa fille Caroline Wouters. “Dans ce contexte, la concession continuera certainement à jouer un rôle. Une transformation a déjà été initiée en arrière-plan. Il s’agit d’un changement profond que nous ne pouvons pas nier, mais nous ne devons pas non plus vouloir réinventer tout. Heureusement, pour la plupart des personnes de plus de trente ans, la voiture reste provisoirement un moyen de transport confortable dont on ne se séparera pas aussi rapidement. Ceci vaut certainement pour les zones extra-urbaines et tant qu’il n’y aura pas assez d’alternatives.”

 

“Nous allons évoluer de la vente de voitures à la proposition de solutions de mobilité.”

 

“La fréquentation du show-room connait une baisse drastique en raison de la numérisation”, regrettent ces dames en chœur. “Si, il y a cinq ans, il suffisait de concrétiser une offre sur cinq, nous devons maintenant réussir à faire signer au moins une offre sur deux. De plus, les clients potentiels s’attendent à une réponse à leurs e-mails dans les deux heures. La fonction de nos vendeurs aussi va donc évoluer sérieusement dans les années à venir.” Margot poursuit : “Cela fait déjà une dizaine d’années que nous avons commencé à essayer d’engager des jeunes pour les fonctions de vente. Nous leur donnons la possibilité de grandir via Dacia et de progresser afin d’intégrer la marque Renault.”

Dans Groep Kenis, il est question d’un boom des utilitaires légers les premiers mois de l’année suite au passage aux normes WLTP dans le cadre des mesures des émissions. La demande pour des fourgons électriques existe bel et bien. “Malheureusement, on constate actuellement surtout une grande incertitude chez les acheteurs potentiels”, poursuit Margot Kenis en se remémorant les mois de salon chargés. “Le premier mois de l’année, nous avons vendu 90 pour cent de voitures à essence. Nous sommes pour les voitures électriques et, plus généralement, pour les modes de propulsion alternatifs innovants mais nous nous attendons à ce qu’ils ne percent que s’ils font l’objet d’un support fiscal à court terme.”

Maintenir la satisfaction du client

‘Utiliser nos forces, expertise et entrain pour créer des économies d’échelle qui profiteront surtout au client du futur’, cela fait partie de la vision de Groep Kenis. Plus que jamais, le service après-vente joue aujourd’hui un rôle clé dans la fidélisation du client. Le drive-in est l’une des nouveautés les plus marquantes. Margot Kenis : “Les clients peuvent rentrer avec leur voiture et nous les recevons alors qu’ils sont encore assis dans leur voiture. Cela aussi cadre avec la vision qu’a Renault de placer le client au centre des préoccupations.”

“On ne constate pas de baisse de fréquentation de l’atelier”, fait remarquer Caroline Wouters. “Le plus grand défi consiste à trouver des collaborateurs qui conviennent. Actuellement, les connaissances principalement en électricité et en électronique automobile pourraient être meilleures. Heureusement, nous avons une bonne équipe avec un bon nombre de jeunes qui en veulent. Mais il y a aussi le défi des responsables expérimentés qui approchent l’âge de la pension et qui nous quitteront dans un proche avenir.”

Investir dans le futur

Groep Kenis cherche de nouveaux collaborateurs surtout auprès des jeunes qui ont terminé leurs études et leur assure une formation adéquate propre. Investir dans le capital humain de l’entreprise est l’un des éléments clés de la philosophie d’entreprise du groupe. “Les stagiaires sont toujours les bienvenus”, poursuit Caroline Wouters. “Par ailleurs, nous sommes en contact avec les écoles des environs. Thomas More à Sint-Katelijne-Waver a annoncé mettre au programme un graduat, ce nous ne pouvons qu’approuver, d’autant plus qu’un graduat est plus orienté pratique qu’un bachelor et qu’il prévoit pas mal de stages sur un lieu de travail. Quiconque a terminé un graduat peut poursuivre ses études pour obtenir un bachelor.”

“Nous sommes dans une phase de changement dans laquelle l’atelier d’un garage n’est plus synonyme de travail sale mais a besoin de profils supérieurs”, ajoute Margot Kenis. “Les bacheliers diplômés aussi entrent en ligne de compte chez nous. Cependant, ils optent souvent pour un job chez les marques-mêmes, voire pour une autre fonction dans l’automobile”, regrette Caroline Wouters. “Et même si en atelier il s’agit désormais plus souvent de mesurer, d’analyser et de diagnostiquer, pouvoir se débrouiller avec ses mains reste encore et toujours souhaitable.”

Une formule de carsharing ‘maison’ pour les entreprises
Pour faire face à la vision changeante sur la gestion de flottes dans les entreprises, Groep Kenis teste actuellement ‘Car Sharing for Companies’ chez l’un de ses gros clients. “L’objectif est, d’une part, une meilleure utilisation des véhicules du parc et permettre à des entreprises de partager certains véhicules”, explique Caroline Wouters. “D’autre part, les membres du personnel sont encouragés à faire leurs déplacements domicile-maison à vélo tout en ayant la possibilité de réserver une voiture lorsqu’ils ont un rendez-vous en journée. Le soir, ils peuvent aussi louer les voitures pour un usage privé. Par notre formule de partage de voitures, nous faisons également en sorte que les entreprises soient délestées d’une grande partie des soucis associés à l’administration de leur flotte.”
La décision quant au choix des voitures du parc est prise en accord avec le client. Une appli a été développée pour la réservation des voitures et la génération d’un reporting complet avec une distinction entre les déplacements professionnels et privés, ainsi que la comptabilité distincte qui s’ensuit. “Le principe Car Sharing for Companies est également intéressant dans les zonings de PME qui peuvent l’exploiter ensemble”, conclut Caroline Wouters.

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