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Prêt à relever tous les défis

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Posté le : 17 septembre 2020, 09:22

Temps de lecture: 5 minutes

En 1992, Yves Petitjean a ouvert sa propre carrosserie à Vilvorde. “Dans mon entourage, une personne sur dix seulement me croyait quand je disais que j’allais devenir indépendant. Mais ce métier, je l’ai délibérément choisi.” Yves est prêt à relever tous les défis qui se présenteront.

Yves Petitjean a suivi une formation en mécanique automobile avant de travailler dans un garage. Son employeur décidait d’offrir une autre orientation à l’entreprise et transformait le garage en carrosserie. Cette conversion éveillait l’intérêt d’Yves pour les travaux de carrosserie. Il décidait même directement de se lancer comme indépendant. “Dans un quartier de maisons mitoyennes, j’ai trouvé un bâtiment avec un garage. L’idéal pour démarrer ma petite entreprise de réparation de carrosserie toutes marques.” Ce bâtiment ne pouvant être agrandi, Yves devait cependant se mettre rapidement à la recherche d’un nouveau site. 

“Je me suis adressé au bourgmestre et il m’a conseillé de déménager et d’envisager la construction d’un nouveau bâtiment sur mesure… Le risque n’était pas faible, moins de huit ans après être parti de rien. Finalement, j’ai déniché un terrain adapté à un prix abordable à Vilvorde. Nous y sommes toujours.” Cette décision était lourde de conséquences sur le plan financier. Son épouse Vinciane s’impliquait également dans la carrosserie pour prendre en charge le suivi administratif et assurer l’accueil de la clientèle. À l’époque, le couple travaillait quasiment jour et nuit afin que l’établissement soit viable. “Heureusement, la pression des compagnies d’assurance était alors moins forte qu’aujourd’hui”, témoigne Yves Petitjean. 

Saine continuité 

La Carrosserie Petitjean a résolument opté pour une saine continuité. Aujourd’hui, l’établissement emploie deux collaborateurs fixe et un indépendant pour l’atelier. “Nous en avons déjà eu plus. Nous avons aussi envisagé d’agrandir l’entreprise, ce qui était possible sur ce terrain”, nous confie Yves Petitjean. “Nous avons cherché un équilibre positif, pour obtenir le meilleur rendement. Quand c’est nécessaire, je travaille aussi dans l’atelier. J’apprécie de rester au contact de la pratique du métier et je veux rester proche de mon personnel.” Au sein de l’entreprise, on est totalement convaincu qu’une petite entreprise est plus flexible et moins sensible aux fluctuations de la conjoncture.

Simultanément à son déménagement en 1999, la Carrosserie Petitjean décidait de passer entièrement aux laques à base d’eau.

“Le chiffre d’affaires est évidemment important, mais la croissance n’est pas tout. Nous avons choisi d’opter pour un rendement sain en veillant à notre qualité de vie. Nous ne voulons pas nous rendre malades avec des chiffres de croissance élevés, qui sont inévitablement synonymes de plus de personnel, plus d’équipements et de plus grands risques financiers.” Pour viser ce rendement sain, la Carrosserie Petitjean adopte une règle d’or pour tous les collaborateurs: viser une ‘garantie zéro défaut’ inconditionnelle. Les réclamations à charge de l’établissement sont donc hors de question. “Jusqu’à présent, nous y sommes largement parvenus”, confirme fièrement Yves Petitjean. “Pas d’activation de garantie signifie pas de perte pour l’entreprise.” Tous les travaux effectués sont photographiés afin de prévenir d’éventuelles discussions. 

Laques en phase aqueuse 

“Offrir un bon rapport qualité/prix a toujours été ma règle d’or”, poursuit Yves. Et cela débute naturellement en faisant appel aux bons fournisseurs. Lors des premières années, l’établissement travaillait avec ICI Autocolor pour les peintures automobiles. Après la reprise de ICI Autocolor, la Carrosserie Petitjean a choisi les produits Sherwin Williams Paints, le numéro 2 aux Etats-Unis. Après un peu moins de huit années, ce fournisseur arrêtait son activité sur le marché européen. Aujourd’hui, ce sont les produits MaxMeyer, une marque du groupe PPG, fournis par la filiale LKQ de Deurne, que l’on retrouve sur les étagères. “C’est dans la période 1997-1998 qu’a débuté l’essor des laques en phase aqueuse”, se rappelle très bien Yves Petitjean. “On disait alors que l’an 2000 serait l’année du grand changement. J‘étais très intéressé et j’ai participé avec plaisir à divers programmes de test.” 

Simultanément à son déménagement dans un nouveau bâtiment en 1999, la Carrosserie Petitjean décidait de passer entièrement aux laques à base d’eau. “Avant cette phase, nous avons dû composer avec quelques maladies de jeunesse”, note Yves Petitjean. “Cette nouvelle technique était plus chronophage, le délai de séchage étant plus long, ce qui n’était guère motivant. Il a également fallu adapter les équipements, avec une période de transition où les deux systèmes de peinture étaient appliqués en parallèle, tout simplement parce que certaines teintes n’étaient alors pas encore disponibles sous forme de laque en phase aqueuse.” 

L’impact de l’électronique 

Les évolutions des véhicules ont également eu des conséquences pour l’entreprise de carrosserie. “Notre spécialité était fortement impactée par l’essor important de l’électronique embarquée. Nous devions faire appel aux distributeurs des marques lorsque nous étions bloqués avec les ordinateurs de bord après le remplacement de composants de carrosserie”, avoue Yves Petitjean. “Nous avons rapidement compris que ce n’était pas tenable à terme et nous avons décidé d’investir dans notre propre logiciel de diagnostic et les accès aux programmes indispensables afin de pouvoir nous débrouiller en interne. Nous pouvons également faire appel à un collègue proche.” 

“La croissance n’est pas tout. Nous avons choisi d’opter pour un rendement sain en veillant à notre qualité de vie.”

Un réparateur ne peut plus rien faire sans des compétences en électronique. “Aujourd’hui, quasiment tout dans une voiture est connecté à l’électronique et aux technologies IT. Pensez par exemple aux systèmes d’autodiagnostic intégrés. Désormais, quasiment chaque réparation doit s’accompagner d’un calibrage, de mesures, d’un étalonnage, etc.” Yves Petitjean a acquis ces connaissances en partie grâce à la pratique, mais aussi en suivant des cours et des formations: “J’essaye toujours de bien savoir de quoi on parle. Dans ce métier, celui qui ne suit pas les évolutions de l’industrie automobile se retrouve vite dépassé. Cela n’exclut pas que nous devons parfois faire appel à une aide extérieure.” 

Bonnes relations 

La Carrosserie Petitjean travaille avec deux fournisseurs principaux pour les composants automobiles d’origine, APK (Auto-Parts Kontich) et APF Autoparts, qui lui livrent tout ce dont elle a besoin pour l’activité multimarques. “Notre fidélité envers ces fournisseurs principaux, à qui nous passons commande quasiment chaque jour, est aussi récompensée par une livraison rapide. C’est plutôt exceptionnel quand nous devons faire appel à un concessionnaire d’une marque.” Yves Petitjean constate aussi que la demande pour les pièces de carrosserie d’occasion augmente sans cesse: “Surtout pour les voitures âgées de quatre à cinq ans, les compagnies d’assurance le demandent. Pour ces pièces, nous faisons appel 95 pour cent du temps à Autohandel Verholen à Malines, une entreprise de recyclage agréée, qui collecte chez nous des boucliers pour les broyer et les retraiter.” 

“Le grand défi d’aujourd’hui et de demain, c’est de rester à la page et d’être assez flexible pour que l’entreprise continue à tourner.”

Tous les produits de peinture sont donc fournis par MaxMeyer, via la filiale LKQ de Deurne. “Ils possèdent une gamme très vaste et offrent un service de qualité sur l’ensemble des produits que nous utilisons, mais nous considérons cependant que l’expansion internationale très rapide de l’entreprise est un danger pour la continuité.” La technique de spot repair a également fait son entrée au sein de la Carrosserie Petitjean. “Nous avons investi dans les équipements nécessaires et la formation de notre personnel”, ajoute Yves, qui n‘a heureusement pas dû investir dans une installation de lavage. Un car-wash est en effet implanté quelques mètres plus loin dans la même rue, et au fil des ans s’est développée une bonne relation entre les établissements. 

Rester son propre patron 

Yves Petitjean a toujours fait le maximum pour pouvoir rester indépendant. Il n’a ainsi jamais cédé aux sociétés de leasing. “Je me suis bien informé car il ne faut jamais négliger les bonnes opportunités d’activité”, explique-t-il. “Mais les exigences posées et l’ingérence étaient trop importantes à mes yeux, sans parler de la pression sur les tarifs horaires.” La Carrosserie Petitjean est bel et bien agréée par les compagnies d’assurance et le label de qualité Eurogarant est clairement visible. Le dirigeant d’entreprise est satisfait de la variété de sa clientèle, bien répartie entre particuliers, assureurs et entreprises possédant leur propre parc de véhicules. Ces dernières sont d’ailleurs des clientes fidèles. 

“Le grand défi d’aujourd’hui et de demain, c’est de rester à la page au niveau technique et d’être assez flexible pour que l’entreprise continue à tourner”, assume Yves Petitjean. “Nous pensons qu’il est important de venir travailler chaque jour avec le sourire et espérons qu’il en sera ainsi encore de nombreuses années. Il est impossible de savoir comment évolueront les relations avec les compagnies d’assurance dans les années à venir. Nous constatons déjà aujourd’hui que de plus en plus de particuliers font du ‘shopping’ en demandant les prix à gauche et à droite avant de confier leur voiture au moins cher. Nous continuons cependant à croire que l’honnêteté est toujours récompensée et à la publicité positive générée par le bouche-à-oreille.”

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