Vues : 102 x
Noter cet article:
0 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 5
(0,00)
(Login obligatoire)

Tirer un bénéfice de la voiture connectée

DOMAIN: Voiture connectée

Posté le : 18 juin 2019, 10:35

Temps de lecture: 3 minutes

Cela ne semble pas aussi simple que cela. Et pourtant, dans les années à venir, toujours plus d’acteurs concernés par l’activité automobile découvriront comment la voiture connectée peut leur rapporter. Pour cela, il faudra évidemment investir dans des systèmes permettant d’analyser et de convertir en euros des données en provenance de la voiture connectée et du consommateur connecté.

On le dit souvent : en termes de mobilité, le 21ème siècle sera caractérisé par de grands changements. Le changement climatique, les choix technologiques, de nouveaux acteurs, le fait de recourir à une combinaison de clicks and bricks, la digitalisation, l’électrification, les souhaits des clients en évolution constante, etc. Autant d’éléments qui mèneront à de nouveaux produits, services et modèles économiques. La traditionnelle chaîne de valeurs se mue en structure-plateforme qui voit certaines lignes vers le client se raccourcir ou se rallonger.

Prenez, par exemple, Booking.com, une plateforme qui s’intercale entre le consommateur et l’hôtel pour leur faciliter les choses à tous deux et, à terme, faire office d’intermédiaire de confiance. Dans notre secteur, il existe Autobutler, bien que celui-ci ne soit pas encore présent en Belgique. Cette plateforme se charge déjà, dans différents pays, de fixer pour le consommateur les rendez-vous pour un entretien. Cet ajout entraîne en fait un rallongement de la chaîne. D’un autre côté, l’on constate que toujours plus de constructeurs automobiles communiquent en direct avec le propriétaire du véhicule, tant sur le plan privé que professionnel. En agissant ainsi, ils mettent hors-jeu le concessionnaire de la marque, raccourcissant ainsi la chaîne.

Fidélisation du client

Ce que les parties concernées font, c’est analyser les données du client et les traduire en opportunités de réaliser une nouvelle vente. Une meilleure compréhension du client mène à un meilleur contact et donc à une meilleure fidélisation du client. Il se crée une relation fournisseur-client qui, dans une certaine mesure, va de soi, voire se caractérise par une dépendance. Afin de tirer le maximum de la relation fournisseur-client ainsi née, il faut faire en sorte que ce client veuille être connecté en permanence. Il s’agit dès lors d’être aux petits soins avec lui, de le tenir aux courant des offres et avantages par le biais de notifications push.

Ainsi, la connectivité constitue un terreau fertile pour un modèle économique nouveau ou modernisé dans le contexte duquel les données ne sont pas uniquement source de maux de tête mais génèrent également des euros. La condition pour une connexion réussie avec le client repose sur une plateforme constituée d’un vaste réseau de partenaires. Plus cette plateforme est accordée aux souhaits numériques du consommateur, plus grande sera la possibilité qu’il considère systématiquement la plateforme comme le point de départ de son parcours client. Pour chaque partenaire de la plateforme, il est important d’en être et d’en rester un composant structurel (lire : indispensable).

Sécurité

Malgré toutes les possibilités offertes par la connectivité, surtout à moyen terme, cette donne relativement nouvelle dans le secteur continue encore et toujours à générer une dichotomie. Les constructeurs automobiles doivent mettre au point des systèmes en principe totalement imperméables aux hackers. Les autorités et les instances en charge de la certification l’exigent aussi. Voilà pourquoi les constructeurs automobiles ne veulent pas intégrer de tiers (lire : des serveurs indépendants) dans leurs réseaux. Plus il y aura de voitures connectées et plus il y aura de ces systèmes qui communiquent avec leur environnement, entre eux et avec d’autres systèmes, plus grand sera le risque qu’un problème de sécurité apparaisse. C’est la raison pour laquelle les constructeurs automobiles s’accrochent fermement à leur extended vehicle platfom alors que les fournisseurs des serveurs indépendants précités – tels que Caruso, Otonomo et Carmunication – assurent qu’ils peuvent garantir une manipulation sûre des données.

Modèle économique

Actuellement, les constructeurs automobiles travaillent dur au développement de services numériques qui seront proposés sous la forme d’un abonnement ou pourront être commandés séparément. Par exemple des assurances basées sur le comportement au volant, des services de stationnement, des concepts de voiture partagée ou des informations météorologiques. L’adaptation, en cours de route, de certaines fonctionnalités de la voiture telles que la puissance moteur, le chauffage du volant et des sièges, les caractéristiques d’amortissement et les paramètres de la navigation est envisageable.

Dès que le consommateur sera disposé à payer pour ces services, un modèle économique se profilera enfin. À cela s’ajoute que si de pareils services sont appréciés pour ce qu’ils apportent, ils peuvent aussi être utilisés comme moyen pour inciter le client à rester connecté à la plateforme (de la marque). Il va de soi que le canal indépendant regarde cela avec méfiance. Par exemple, Bosch a développé pour la Mercedes Classe A le service Community-based parking. Les bénéfices seront partagés par Bosch, Daimler et un éventuel tiers. C’est le début d’un tout nouveau jeu.

Cet article est publié dans Aftersales Magazine, numero 2.

Tags: ,

Autofix acquiert des divisions…La voiture reste le moyen de…
RÉACTIONS

Placez réponse

Je moet inloggen om een reactie te kunnen plaatsen.